Chose promise chose tenue : Vivendi ne communiquera pas dans l'immédiat sur l'issue de la réunion liée aux orientations stratégiques et qui s'est tenue ce week-end à Paris, en présence des principaux dirigeants.
« Vivendi communiquera en temps utile sur ses projets et sur les nécessaires évolutions du groupe », se contente d'indiquer le groupe de média et de divertissement.
Ce séminaire a lieu chaque année mais il revêt cette fois-ci une importance particulière compte tenu des turbulences affrontées par Vivendi.
Le marché s'interroge en effet sur la façon dont le groupe va affronter les défis qui se présentent à lui à commencer par les difficultés de sa filiale SFR.
Celle-ci représente près de 40% du résultat opérationnel de Vivendi mais elle a été vivement ébranlée par l'arrivée de Free sur le marché français du mobile en début d'année.
Observateurs et analystes remettent aussi en question la pertinence d'une structure qui réunit des activités de médias et de télécoms sans synergies fortes entre elles.
Plombé par une décote de ses activités, le titre Vivendi s'est récemment redressé à la faveur de spéculations sur une possible recomposition de son portefeuille d'activités.
Dans une lettre aux actionnaires, le président du directoire Jean-Bernard Lévy et le président du conseil de surveillance Jean-René Fourtou se disaient prêts à examiner tous les sujets « sans tabou », y compris le périmètre.
La question est aujourd'hui de savoir jusqu'où peut aller une éventuelle restructuration voire des cessions d'activités.
Parmi les hypothèses les plus fréquemment évoquées figurent la vente de la participation de 61% de Vivendi dans l'éditeur de jeux vidéo Activision Blizzard, la cession de l'opérateur brésilien à forte croissance GVT, ou encore la vente de l'opérateur marocain Maroc Télécom.